1. Ça va mieux en le 10 ans

    Nos amis de We Are Unique Records (avec qui nous avons sorti l’album d’Angil & the Hiddentracks cette année) sont un peu un modèle d’intégrité artistique et d’esprit d’indépendance pour Microcultures.

    Alors que nous n’avons pas encore soufflé les bougies de nos 18 mois (d’ailleurs, y a-t-il des bougies pour ça ?), eux ont déjà dix ans d’activisme musical aux compteurs. Et c’est assez réjouissant de voir qu’à une époque où on dit le CD menacé, l’industrie du disque chancelante, la culture en péril, une petite structure parvient toujours à faire entendre sa voix en appliquant les mêmes recettes qu’à ses débuts, sans renoncer à ses principes d’exigence, de dévouement aux artistes et de passion sincère. Une petite entreprise qui fait fi de la crise au nom de ces valeurs intangibles, ça mérite bien quelque chose de spécial pour ses dix ans.

    A label unique, objet unique. Ce sera donc un coffret, compilant des artistes WAUR et d’autres (Françoiz Breut, Laetitia Sadier, Jullian Angel, Rubin Steiner, Old Mountain Station…) se livrant au jeu des reprises sur le catalogue de la maison de disques. Le tout, s’étalant sur 4 CDs et 49 titres originaux,  est limité à 500 exemplaires qui seront vendus exclusivement sur le site du label et pendant les soirées concerts de ses artistes. N’attendez donc pas trop pour vous le procurer.

    We Are Unique - Coffret 10 ans

    Bon anniversaire.

    Et on se réjouit d’avance de ce que vous nous réservez pour les dix ans à venir.

  2. 13/07/2012 par

    1 note

    Un 45 tours pour French Cowboy

    Une fois n’est pas coutume (et même deux fois, puisqu’il y en a déjà eu une première, de fois, il y a quelques temps de ça…), on vous encourage à faire un tour du côté de chez KissKissBankBank et de participer à ce chouette projet. Vous retrouverez quelqu’un que vous avez déjà croisé sur nos pages puisqu’il s’agit du légendaire French Cowboy (eh oui, celui-là même qui parraine le projet Songs From Another Room). 

    Pour l’occasion, il est accompagné d’un photographe de renom, Renaud Monfourny (connu notamment pour sa collaboration de longue date avec les Inrockuptibles). Ensemble, les deux compères prévoient simplement la publication d’un vinyle 45 tours en édition limitée (300 exemplaires). Il sera rouge. Il sera beau, assurément. 

    Ce projet est chapeauté par l’association 45 tour, qui sollicite donc votre soutien financier pour arriver à ses fins. Et comme l’objectif à atteindre n’est pas démesuré, on devrait pouvoir y arriver. A vous de jouer.

    Allez, en cadeau bonus, une vidéo de French Cowboy en action (avec Lisa Li-Lund):

    French Cowboy & Lisa Li-Lund, “Supermodel” from Cat(s)fight on Vimeo.

  3. Seth bien raisonnable ?

    Seth Faergolzia a un nom à peu près imprononçable.

    Mais ce n’est pas son seul fait de gloire. Il a aussi une carrière musicale longue comme la barbe avec laquelle on l’a longtemps vu traîner, paraît-il, dans les caves new-yorkaises. Et ceux d’entre vous qui ont trempé leurs oreilles dans le bouillon anti-folk (popularisé de notre côté de l’Atlantique par Jeffery Lewis, Adam Green, Moldy Peaches et consorts) l’auront déjà identifié à juste titre comme l’ex-leader-chanteur, disons même gourou, du groupe Dufus, qui n’existe plus, mais dont la discographie comprend une bonne dizaine d’albums. D’aucuns, Jeffrey Lewis en tête d’ailleurs, disent que ce groupe est une légende de l’indie new-yorkais. Et je m’en voudrais de les contredire.  

    Voilà Seth Fargolzia, c’est lui. 

    Seth Faergolzia

    Et n’ayez crainte, il est très gentil. Tellement sympathique d’ailleurs, qu’à l’occasion de son passage très prochain à Paris, on vous propose de l’héberger chez vous, pour une nuit ou deux.  Et pour un concert en appartement le 15 mai prochain. Ça vous dit ?

    Ça pourrait ressembler à ça :

    Sauf que ce serait chez vous. Si si oui, pour de vrai. Contactez-nous et on arrange ça.  

    Bon, et si la partie hébergement de l’événement ne vous tente pas plus que ça mais que vous êtes quand même très tenté par l’idée de voir Seth en concert privé, ce mardi 15 mai, eh bien contactez-nous quand même, on arrangera quelque chose de toute façon. Les premiers à nous écrire seront les premiers sur la liste. 

  4. 5/03/2012 par

    Arch Woodman - quelques jours pour bien faire

    Certes on aurait préféré héberger ce beau projet chez nous, mais tant pis. C’est sur KissKissBankBank qu’il vous faudra aller si vous voulez vous associer au prochain EP des talentueux Bordelais réunis derrière le pseudonyme Arch Woodman. Ce disque à venir s’appelle Life Forms Found on a Life Boat. Le groupe prévoit de le sortir en mai 2012. Mais le cours des choses (format, quantité, conditions de sortie…) dépend aussi beaucoup de vos contributions. On vous conseille chaleureusement d’aller jeter une oreille attentive et de vous choisir le panier qui vous sied. Sur les douze options au choix, il y en aura forcément une qui vous conviendra. Et c’est le moment, parce que la collecte se termine la semaine prochaine. 

    Allez, allez, laissez-vous tenter.  Vous donnerez un bon coup de pouce à des artistes qui le méritent largement. Et vous vous ferez plaisir par la même occasion.
    Un peu comme chez Microcultures finalement non ?

  5. Un début de boutique éthique

    Elle est encore minuscule, mais elle grandira.
    Ça faisait partie des réalisations qui nous tenaient à cœur : pouvoir avoir notre petit espace de vente, un peu sur mesure, loin des longs couloirs impersonnels des grands magasins. Vous l’avez compris, pour le moment ce n’est qu’une nouvelle petite graine à faire pousser, bien loin du potager bio auquel on la destine (pfff). Mais elle nous plaît déjà, alors on voulait vous la présenter, cette petite boutique maison.

    Vous aurez remarqué qu’on y vend des productions Microcultures, mais pas seulement.
    Vous y trouverez aussi, et c’est peut-être surtout ça qui nous intéresse, quelques disques sélectionnés avec soin parmi les sorties de nos labels amis, d’autres groupes, auto-produits ou peu diffusés, ou partenaires qu’on a envie de défendre. Outre la qualité (concept subjectif, mais disons qu’on ne vendra ici que ce qu’on aime), on privilégiera toujours un esprit d’indépendance, dans notre sélection. Notre objectif étant aussi de vous faire découvrir des artistes qui ne sont pas précisément sous les feux des projecteurs. Disons que le jour où vous nous verrez vendre le nouvel album de Beyoncé ici (même s’il est très bien), vous pouvez nous envoyer un petit message pour nous recadrer. Sauf bien sûr si Beyoncé nous propose une offre exclusive, en nous contactant directement, alors là, on verra. 

    Pour chaque disque vendu, on essaiera de vous dire en quelques mots ce que la musique nous inspire. Et vous pourrez écouter une chanson à chaque fois, sauf pour les T-shirts. Un aperçu ci-dessous de ce que donne notre radio Microcultures :

    Tous les CD sont vendus avec une version mp3 de bonne qualité, qui vous sera envoyée directement par mail à la confirmation de l’achat. 

    Dans le cas des productions Microcultures, le montant de la vente s’ajoute à la cagnotte de l’artiste concerné, comme pour les collectes de fonds réalisées en amont.
    Dans le cas des autres productions, nous prélevons une commission de fonctionnement et reversons le reste de la somme perçue à nos partenaires. 

    A terme, on ne vendra sans doute pas que des disques ici, mais pour le moment si. Revenez dans quelques semaines/mois pour y voir certainement des livres ou des DVD. 

    Et voilà. On espère que vous aurez l’occasion de tester bientôt le shopping microculturel. On tâchera de vous en donner les moyens en tout cas.

  6. Heures sombres venues du froid

    Il y a tellement de bonnes choses discrètes qui se passent en musique qu’on ne sait parfois plus où tendre l’oreille. C’est du côté du Danemark en l’occurrence qu’on a laissé traîner les nôtres ces dernières semaines. On en revient avec un beau disque hivernal, compagnon de route idéal pour vos soirées du dimanche assaisonnées d’un spleen solitaire, blotties sous couverture. Le disque, on vous le donne en mille, s’appelle Dark Hours. Son auteur Jacob Faurholt, bien qu’inconnu dans nos contrées, n’en est pas à son coup d’essai puisqu’il signe là son quatrième album. Vous vous en ferez une idée assez juste en regardant la vidéo qui suit.

    Creatures in the Sea - Jacob Faurholt from JL on Vimeo.

    Si vous sentez qu’il y a la matière à caresser quelques parcelles de votre âme sensibles à une mélodieuse mélancolie, n’attendez pas plus et faites vous plaisir en vous procurant Dark Hours depuis notre chère boutique, étoffée de cette nouvelle référence. Eh oui, comme il nous semblait pertinent de partager cette découverte avec vous, nous avons contacté Jacob, qui mène son propre label, Raw Onions, depuis Berlin, et qui est ravi à l’idée de proposer son disque à la vente sur Microcultures. L’Europe est peut-être mal en point, mais on fait ce qu’on peut pour reconstruire un peu de solidarité économique. 

  7. Un festival à la sauce aigre douce

    Vous connaissez peut-être déjà les Boutiques Sonores. Si c’est le cas, vous comprendrez sans difficulté pourquoi on vous en parle ici. Sinon, on serait bien en peine de vous expliquer exactement dans quelle catégorie de l’industrie musicale on doit cataloguer cette structure. Peut-être un peu média, sans doute légèrement tourneur, avec un petit côté agence de promotion, et bien sûr label. Mmhh. Ça ne vous aide pas ? Aucune importance.

    L’essentiel avec les Boutiques Sonores ce n’est pas ce qu’ils font, mais la façon dont ils le font. Bien, en l’occurrence. Parce que c’est une passion sincère qui les guide, parce que leur volonté est claire et sans tâche, parce que sans eux bien des choses n’adviendraient pas, les Boutiques Sonores sont un acteur rare et précieux dans le développement des jeunes artistes talentueux de la scène musicale. Y compris dans le paysage des labels indépendants, où l’intégrité et le dévouement artistiques ne sont pas aussi courants qu’on pourrait le penser. 

    Si on vous parle des Boutiques Sonores aujourd’hui, ce n’est pas par pur plaisir de distribuer les bons points (d’autant qu’il y aurait un plaisir plus grand à distribuer les mauvais), mais parce que l’actualité parisienne de ces prochaines semaines risque d’être fortement marquée par leur Bitter Sweet (Paradise) festival. Voyez donc :

    BitterSweet(paradise)2011 - Trailer from Les Boutiques Sonores on Vimeo.

    Dans une volonté de défrichage et d’assembler autour d’une passion commune des artistes de registres, de renommées et d’horizons différents, le festival réunira donc quelques grands noms de la petite scène indé, de nouvelles références du genre, un paquet d’artistes émergents à surveiller de près et une poignée d’artistes qui feront probablement la couverture des magazines branchés dans six mois ou un an. Pas moins de 50 artistes en tout, sur la dizaine de dates prévues.

    Tout ça commence gaiement le 14 juillet à la Plage du Glazart, et se conclut en beauté au Nouveau Casino, le 23 juillet. 

    On vous laisse découvrir vous-même le contenu de la programmation. Et comme il s’agit de musique on vous invite fortement à vous en faire une idée précise en vous imprégnant ici, du côté “sweet”,

    BitterSweet(paradise)2011 // SWEET side. by lesboutiquessonores

    là, du côté “bitter”.

    BitterSweet(paradise)2011 // BITTER side. by lesboutiquessonores

    Voilà, on vous a dit le principal.
    Bref, allez-y, et partagez auprès de vous cette chouette initiative.

  8. Dites oui au Bento

    Il y a quelques semaines, nous recevions dans notre boîte aux lettres une proposition de projet de la part d’un collectif artistique que nous ne connaissions pas encore. Alors, cet événement à lui seul, qui n’est plus exactement exceptionnel, ne suffirait sans doute pas à justifier la rédaction de ce post. Le contenu de leur message fort intrigant le mérite sans doute plus.

    Quand vous lisez au petit matin (admettons que ce message ait été lu au petit matin pour les besoins dramatiques de ce récit) des choses comme :

    « L’Oratoire bentoïste de Diepp a mis à votre disposition une encyclopédie en ligne des sciences bentologiques. »

    ou

    « Vous pourrrez ainsi appréhender le projet dans sa globalité virtuelle et vous projeter au-delà de notre troisième partie vers le rock/folk de Earth of the Nation (Bento I), la descente infernale dans la comédie musicale berlinoise : Fire on the Reichstag (Bento II) et notre dernier mouvement qui dépassera en les conservant toutes les ramifications qui l’ont constituées. »

    et que le message est signé par

    « Le très haut et très pieux prieuré Bentoïste. »

    …Votre premier réflexe est d’aller vous resservir une grande tasse de café. De retour devant votre écran, vous relisez lentement et vous vous dites que vous êtes tombé sur des gens doués d’une liberté de pensée cosmique vers un nouvel âge réminiscent un peu au-dessus de la moyenne et qu’il serait impossible de tenter une résumance de la pensée fulgurante et spiritique de la chose.

    Néanmoins, ça vaut le coup de s’accrocher un peu. On conseille de commencer par la musique qui a tout de suite de quoi rassurer, sous des dehors bien évidemment un peu intimidants. Certes il s’agit là d’une longue pièce d’un bloc de 70 minutes et les notions de chansons, de genre bien défini, d’unité de ton ne font pas partie de la religion bentoïste. A côté de ça, en écoutant Be the Ocean, troisième partie donc d’une tétralogie à venir (si j’ai bien compris) vous songerez peut-être à Animal Collective, Frank Zappa, Pink Floyd, au Tommy des Who… Là encore, ce n’est pas si commun et c’est même assez épatant à bien des égards.

    Ensuite, essayez de vous imprégner un peu du concept autour, c’est très simple :

    Voilà.

    Ce qu’il faut comprendre c’est que le Bento, ce n’est pas qu’un projet musical, c’est un projet de grande envergure, une œuvre totale et universelle, une tétralogie 2.0 qui entre autres, apporte des réponses aux problèmes de l’industrie musicale pour les générations à venir. Il est vrai qu’avec des membres de formations telles que Vulvette Underground (le premier groupe de Phil Sphinctor) ou Aristotle & the Meteors au sein du collectif, on est tout de suite en confiance.

    De toute façon, si vous n’êtes pas convaincu, vous pouvez vous en référer au copieux wiki et à ses ramifications nombreuses expliquant l’origine, le principe, le concept, la philosophie, le souffle, l’avenir bentoïstes à peu près sous toutes ses coutures. Accessoirement, on vous expliquera aussi ce que ça veut dire Bento (apparemment, c’est un truc qu’on mange).

    Alors, certes, comme on n’est pas des gens très malins chez Microcultures, on a dit qu’on n’était pas sûrs, qu’on ne préférait pas, qu’on ne se sentait pas prêts. On a dit non parce que Tokyo, parce que Soltero, parce que Buffalo… Mais dans le fond quelque chose nous titillait, on ne pouvait pas tout à fait en rester là et on voulait quand même vous parler de tout ça. Vous qui êtes curieux, sensé, sensible et sain d’esprit, dites-oui au Bento sans hésiter.

    Sur ce, on vous laisse, on a du pain spiritique sur la planche.

  9. Microcultures & mondialisation : prenez des Notes

    L’objet qui nous intéresse aujourd’hui est un peu spécial. Mais c’est un bien bel objet puisqu’il s’agit d’un double vinyle (tout bleu en plus) au format hybride fort sympathique.

    Accessoirement, la musique est tout à fait à la hauteur de ses atours : ce vinyle est le premier album de the Notes, un trio de jeunes gens délurés mêlant avec réussite un brin de cold wave et de surf music dans un gros bouillon de guitares éthérées, de voix féminine et de mélodies sautillantes, héritées tout droit de la scène Sarah Records. Un disque au charme britannique s’il en est. 

    Pourtant, avant de me renseigner un minimum à leur propos, j’étais spontanément convaincu qu’il s’agissait d’un groupe américain. Sans doute parce que leur label, Bleeding Gold Records, est domicilié à San Diego, en Californie. Imaginez donc le chemin qu’a du virtuellement parcourir ce disque avant éventuellement d’arriver chez vous : enregistré à Londres, pressé à San Diego, puis renvoyé vers Paris d’où il sera sous quelques jours mis en vente, au sein de notre petite boutique. Pourquoi ?  Tout simplement parce qu’entre cette toute petite structure de San Diego, unique label d’un groupe anglais, et la maison de production artisanale que nous sommes, unique label, parisien donc, d’un groupe américain (Phantom Buffalo), il y avait naturellement des accointances et sans doute une alchimie à cultiver. Pas mal d’e-mails et un petit coup de fil plus loin, les paquets étaient en route, l’un vers San Diego, l’autre vers Paris (avec une escale en Floride dans un sens, à New-York dans l’autre).

    Est-ce la trajectoire la plus rectiligne pour parvenir à un résultat comparable à celui-ci ? Non, certainement pas.

    Est-ce qu’on trouve normal de bâtir avec les moyens du bord des passerelles aussi biscornues pour pallier les lacunes de notre chère industrie ? Oui, tout à fait. 

    En attendant qu’il soit officiellement en vente au sein de notre boutique, vous pouvez, si vous êtes pressés, nous contacter pour acheter l’album de The Notes, que nous sommes très fiers de vous proposer ici même et maintenant.